Citation

La Lecture, elle, reste ma seule réalité. Je la sens, je la palpe, je la renifle. Les mots glissent sur mon palais, me retournent le cerveau, semblables aux drogues les plus puissantes.

La forêt des ombres, Franck Thilliez


lundi 30 janvier 2012

Anne Laure Bondoux, Les larmes de l'assassin





 L'homme et la femme Poloverdo avait un enfant qui poussait comme le reste sur cette terre, c'est-à-dire pas très bien. Il passait ses journées à courir après les serpents. Il avait de la terre sous les ongles, les oreilles décollées à force d'être rabattues par les rafales de vent, et s'appelait Paolo. Paolo Poloverdo.
C'est lui qui vit venir l'homme, là-bas, sur le chemin, par un jour chaud de Janvier. Cette fois-là, ce n'était ni un géologue, ni un marchand de voyage, et encore moins un poète.
C'était Angel Allegria. Un truand, un escroc, un assassin.

Un roman magnifique sur l'innocence et le mal, à travers le destin de trois personnages en quête de leur vérité.


Je suis très contente d'avoir pu découvrir ce roman qu'une amie m'avait prêté. J'ai mis un peu de temps à le lire, même s'il n'est pas si gros que ça!
Lorsque je me suis mise vraiment dans cette lecture, je ne l'ai plus vraiment quitté.
J'avais envie de connaitre les aventures de ces mystérieux personnages.


Le jour bouscule lorsque Paolo croise le chemin d'Angel, ce dernier le sauve en épargnant sa vie, mais ce sera à Poalo de changer aussi celle d'Angel.

En effet, cet enfant va apprendre à Angel à aimer.
L'ambiance du livre est très particulière, on sent des tensions, entre certains personnages, mais aussi tellement d'amour. Et c'est encore plus beau de le percevoir dans un être comme Angel Allegria.
C'était très intéressant de voir l'évolution d'un truand, d'un escroc, d'un assassin, en une personne qui aime, qui protège la seule personne qu'il va apprendre à aimer, à se sacrifier.


On ne lui jamais apprit à avoir de la compassion, à aimer quelqu'un, et ça nous rappelle à quel point une personne peut changer du jour au lendemain.
J'ai retenu deux choses essentielles en refermant ce roman.
Premièrement, l'amour nous apprend à changer pour devenir quelqu'un de meilleur.
Deuxièmement, personne n'est jamais complètement mauvais. Une personne n'est jamais parfaite.
J'ai beaucoup aimé cette fin, même si elle est cruelle.
J'ai trouvé le sacrifice d'Angel très beau, ce sacrifice montre en quelque sorte l'accomplissement de l'homme meilleur qu'est devenu Angel.

lundi 9 janvier 2012

Titiou Lecoq, Les morues

C'est un roman qui commence comme cela : « Au début, il y a la sonnette – et la porte qui s’ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l’entrée. Et des embrassades, des « ah », des « oh ». T’es déjà arrivé ? J’croyais que tu finirais plus tard le taff. Ouais, mais finalement j’ai bien avancé. Hé, Antoine on va pas parler boulot ce soir, hein ? Ça serait de la provoc ! Un brouhaha généralisé. Des verres qui tintent. T’as apporté les bougies ? Non c’était à Ema de le faire. » Et c’est un roman qui commence aussi comme cela : « Depuis une dizaine de minutes, Ema gardait la tête obstinément levée vers la voûte. En suivant des yeux les courbes compliquées des arches gothiques de l’église, elle espérait éviter de pleurer. Mais d’une elle commençait à avoir sérieusement mal à la nuque et de deux il devenait évident qu’elle ne pourrait pas échapper aux larmes de circonstance. » C’est donc l’histoire des Morues, d’Emma et sa bande de copines, de ses amis, et, si l’on s’y arrête une minute, c’est le roman de comment on s’aime en France au début du XXIe siècle. Mais c’est davantage.


J'ai été déçue à la lecture de ce roman, je m'attendais avant tout à un roman de chick-lit mais ce ne fut pas le cas, puis je me suis dit que c'était un policier mais pas vraiment... . En refermant ce roman je ne sais toujours pas de quel style il appartient.
Je suis tombée dessus à la bibliothèque près de chez moi, j'ai toute suite été séduite par la couverture "girly" et le titre tout aussi drôle et mystérieux.


 En tournant au fur et à mesure les pages de ce roman, j'ai découvert un univers que je n'avais jamais lu dans aucun autre roman. L'auteur nous entraîne au début de l'histoire dans une ambiance de roman policier, puis la découverte du groupe des "Morues"  fait débattre sur le féministe,  il y a également beaucoup de questions sur le politico-financier de la privatisation des services publics . Ce mélange de genre ne m'a pas convaincue... 

Attention je vais spoiler si vous ne voulez pas connaitre la fin du roman ne lisez pas !!
 
L'intrigue qu'il y a tout au long du roman m'a donné envie de continuer. Ce fut le seul point qui encouragea dans ma lecture. Mais quelle déception en découvrant la vérité sur le suicide de Charlotte! J'aurais tellement aimé que l'intrigue soit plus travaillée, c'est peut-être un choix de l'auteur... Malheureusement, elle a certainement voulu se consacrer davantage au groupe des morues, sur leurs émotions, leurs relations amoureuses...  Au final, je me demande même pourquoi mettre cette intrigue? Elle ne sert pas tellement à grand chose...

Le personnage d'Ema ne m'a pas du tout plu, je trouvait qu'elle s’immisçait trop dans la vie privée de ses amis. Le personnage de son "copain" Blester m'a parut trop surréaliste. Je trouve que l'auteur a accentué beaucoup trop le féministe dans le personnage d'Ema.  Pour moi le plus intéressant était Fred. J'ai aimé la façon dont l'auteur nous emmène (à travers le personnage de Fred), dans la réflexion de l'influence d'internet à notre époque. Ce personnage est également attachant pour son envie de simplicité, en effet il voudrait qu'on l'aime pour sa "normalité".


Je trouve qu'au final l'histoire semble inachevée car certains éléments ne sont pas dévoilés. Les morues cachent la vraie identité de "Nénuphar" qui n'est autre qu'Alice alors que Fred voulait tellement la rencontrer. Fred cache à Ema la vérité sur le suicide de Charlotte alors qu'Ema entreprenait depuis le début une enquête sur la disparition de son ex-meilleure-amie. Ces cachoteries n'arrange pour moi pas l’intérêt de ce roman.

J'ai pu voir des commentaires très positifs sur ce roman, donc ne soyez pas découragés par mon article. Ce n'est qu'un avis personnel, apparemment ce roman soit on l'aime, soit on ne l'aime pas.

Je ne sais pas si je vais à nouveau oser m’aventurer dans un autre roman de Titiou Lecoq, mais j'ai vu qu'elle avait un blog, peut-être avez vous envie d'un aperçu de son écriture avant de commencer ce roman.