Citation

La Lecture, elle, reste ma seule réalité. Je la sens, je la palpe, je la renifle. Les mots glissent sur mon palais, me retournent le cerveau, semblables aux drogues les plus puissantes.

La forêt des ombres, Franck Thilliez


dimanche 22 avril 2012

Alice Kuipers, Ne t'inquiète pas pour moi

 

 

 Histoire émouvante narrant par post-it, la relation d'une mère avec sa fille. Cette lecture très facile est une de mes meilleurs du moment. J'ai beaucoup aimé voir l'évolution de Claire (la fille) tout au long du roman lorsqu'elle se rapproche de plus en plus de sa mère.

Claire est un personnage attachant malgré ses petites crises d'adolescente on se rend compte que c'est une fille tellement adorable qu'on a envie que tout s'améliore pour elle. Sa mère qui travaille sans arrêt a bien de la chance d'avoir une fille telle que Claire, je les admire toutes les deux pour leur courage!  

J'ai eu l'impression quelques fois de m’immiscer dans l'intimité des personnages du roman, et c'est cette impression qui me fait réaliser que tout au cours de ma lecture je me suis sentie très proche de Claire et de sa mère. C'est un roman que je conseille à TOUS, il se lit en moins d'une heure.  

J'ai beaucoup aimé la fin de ce roman. Il nous apprend qu'il faut avancer après la mort de quelqu'un, que la vie continue, et qu'il faut la vivre pour la personne décédée.

J'ai bien aimé finalement le procédé du post-it même si j'ai trouvé cela un peu bizarre au début!

Un message d'amour et de tendresse, avec beaucoup d'émotion.

  A lire!

lundi 9 avril 2012

Marie-Aude Murail, Oh, Boy!




 Siméon, Morgane et Venise Morlevent se découvrent un matin sans parents. Qui va les adopter ?
Josiane, leur antipathique demi-sœur, ou leur demi-frère Bart, qui change de petit copain tous les jours et qu’ils adorent ? Le pire, c’est que Bart et Josiane se détestent...
Une histoire remarquablement ficelée, une ribambelle de personnages attachants qui ont un sens aigu de la répartie, un discours intelligent et une très appréciable ouverture d’esprit : voilà précisément ce qui rend ce livre irrésistible.











Ce livre faisait partie d'une lecture commune sur Livraddict, je remercie d'ailleurs Luthien de l'avoir proposé sans cela je serais passée à côté d'un bon moment de lecture.


C'est la deuxième fois que je lis un roman de cette auteure, et je suis encore une fois agréablement surprise.  Le style est très agréable, les pages se tournent toutes seules et les personnages deviennent de plus en plus attachants.


On remarque dans ce roman la diversité des thèmes abordés dans ce roman: l'adoption, la sexualité plus particulièrement l'homosexualité, la maladie...


Les personnages des enfants m'ont tous paru émouvants et surprenants. La petite Venise m'a fait plusieurs fois sourire, avec la façon qu'elle avait de parler et de voir les choses. Il était beau de voir en elle la naïveté d'une enfant de son âge, ses paroles ont vraiment égayé chaque page!
Siméon Morlevent est l'ainé des enfants Morlevent, on s'attache beaucoup à lui grâce à son intelligence et les épreuves qui vont s'abattre sur lui. 
Barthélémy Morlevent est le demi-frère des enfants Morlevent, le prince charmant dont rêve Venise pour réunir à nouveau les enfants dans la joie et dans la bonne humeur, mais ce n'est pas quelqu'un que les enfants Morlevent imaginaient. Barthélémy est sans emploi, homosexuel, il doit prouver à la juge qu'il est apte à garder les enfants. J'ai trouvé quelques fois que l'auteure exagérait un peu trop le côté homosexuels, j'ai trouvé que finalement les préjugés que l'on se fait sur les homosexuels sont concentrés dans Barthélémy.
Je n'ai pas apprécié le personnage de Josiane, la sœur  toujours prête à soudoyer ou à faire pitié pour avoir ce qu'elle veut.


Je ne vous en dirai pas plus car je ne veux pas trop en dévoiler...


La finalité de l'histoire est intéressante, c'est plus un livre de courage et d'espoir. J'ai beaucoup aimé le chapitre 13, qui n'est pas écrit, pour ne pas porter malchance aux Morlevent.


Le style très simple peut convenir à un enfant d'une dizaine d'années. Une lecture agréable mais qui cependant ne marque pas profondément l'esprit.

dimanche 8 avril 2012

Jenny Downham, Je veux vivre





Tessa vient d'avoir seize ans et se sait condamnée.
Dans quelques semaines, elle mourra d'une leucémie. Partagée entre la révolte et l'angoisse, l'injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité... Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !













J'ai mis du temps à vous chroniquer ce livre que j'ai lu il y a quelques temps déjà, non pas par manque d'envie mais plutôt par manque de mots.
C'est fou ce que souvent des livres laissent sans voix, et c'est le cas pour ce livre là. Désolé si ma chronique part un peu dans tous les sens mais je vais essayer de vous expliquer ce qui s'est passé dans ma tête en lisant ce roman.



A chaque page tournée, je me rassurais en me disant que cette histoire n'était jamais arrivée, mais une petite voix me disait que cette histoire doit arriver partout dans le monde. Qu'un enfant dans le monde soit atteint d'une maladie et meurt, c'est une des choses que je supporte le moins dans la vie. Pour moi les enfants ne sont pas censés être malades mais toujours en bonne santé, car pourquoi prendre la vie d'un enfant qui n'a pas assez connu la vie.


Enfin bon je n'y peux rien, malheureusement c'est la vie. Pour revenir à Tessa, c'est le genre de fille que j'ai l'impression de connaître, le genre de fille que je retrouve dans certaines de mes amies (je ne nomme personne). Elle a du caractère, elle est têtue comme une mule. Elle est attachante et des idées bien en tête avant de mourir. Car oui elle va mourir, on ne va pas tourner autour du pot, on l'apprend très rapidement dans le livre, ce n'est pas un spoiler.


Elle va mourir et elle a des rêves. Des rêves qu'elle doit absolument réaliser pour partir sans regrets. Alors tout au long de ce roman nous retrouvons Tessa durant sa maladie, faisant l'impossible pour réaliser ses rêves. On ressent également l'amour de ses proches tout au long du roman qui l'aident malgré eux à réaliser ses rêves.


Adam est un personnage attachant, amoureux de Tessa, il est admirable, mais peut-être un peu trop. D'ailleurs je trouve que certaines fois, il a l'air tellement gentil et admirable que ça en devient trop irréel.
(c'est le genre de gars qu'on trouve dans des livres, mais je ne sais pas si dans la vraie vie c'est pareil...)
Le père de Tessa est quelqu'un qui m'a vraiment beaucoup touché, il m'a semblé réel, et j'ai éprouvé tellement de sentiment fort face à son attitude envers sa fille.
En général, j'évite ce genre livre, car ayant perdu quelqu'un mon entourage, qui était d'ailleurs très jeune et décédé également d'une maladie, ça ne rappelle pas de très bons souvenirs.


Enfin  il ne faut pas l'oublier, ce livre est un livre courage, un livre espoir, un livre qui mène vers le haut. Il nous rappelle que la vie est courte, et que tout le monde peut mourir à n’importe quel âge, et c'est pour ça qu'il ne faut pas cesser de rappeler à ses proches combien on les aime, et profiter de la vie comme s'il nous restait très peu de temps à vivre.

jeudi 5 avril 2012

Sophie Bassignac, Un jardin extraordinaire

Qu’elle soit en voyage au bout du monde, dans son jardin extraordinaire ou au volant de sa voiture, Maud sème le désordre partout où elle passe. Rien ne résiste à la tyrannie de son énergie effrénée, surtout pas le bon sens et l’aimable torpeur de son petit bourg de province.

Sa rencontre dans un train avec Fox, un grand maigre aux allures d’évêque, va réveiller les feux éteints de la séduction. Moulée dans ses robes à fleurs géantes, la quinquagénaire n’est soudain plus très sûre d’avoir l’âge de ses fantasmes. A cela s’ajoutent les ennuis de son ado, les doutes existentiels de son mari médiéviste, les états d’âme de son frère cadet, sans parler des séances chez le naturopathe de sa future belle-sœur ou de la susceptibilité bougonne de son précieux jardinier.

Shootée aux arômes enivrants de ses pois de senteurs et de ses roses trémières, Maud balaie avec panache tous ces contretemps scandaleux au bonheur que sont la vieillesse, la violence, l’ennui et la bêtise.






J'ai passé un assez bon moment en la compagnie de Maud et des autres membres de sa famille. Cependant, quelques petits détails m'ont rebutée ...


 Tout d'abord, les personnages sont originaux, avec leurs personnalités, surtout Maud qui est passionnément attachée à son jardin. Cette femme aux idées farfelues m'a fait sourire mais pas assez pour que j'en garde un souvenir impérissable .Au fil des pages, je l'ai trouvée égoïste envers son frère, car elle n'accepte pas très bien sa fiancée. De plus, la fin m'a anéantie, j'attendais quelque chose de plus abouti, mais tout ce que j'ai ressenti fut du mépris pour Maud, et de la compassion Humbertus et même pour Fox.


 J'aurais aimé plus d’extravagances pour que l'histoire me touche vraiment. Les autres personnages m'ont paru sympathiques mais sans plus. J'aurais aimé que les sentiments de Bruno soient mieux exprimés, souvent lorsque je lisais ses affirmations, j'avais aucun retour sur ces sentiments, je ne savais ce qu'il en pensait, et c'était bien dommage. Edwige m'a paru aussi délirante que Maud, et je trouve que finalement elles se ressemblent beaucoup!


Pour ce qui est du style, je n'ai rien a redire Sophie Bassignac à du talent! J'adhère complètement, d'autres la trouveront trop descriptive mais moi je trouve que c'est parfait vu qu'on parle d'un jardin extraordinaire il faut bien le décrire, j'ai apprécié et j'en redemande ! Son écriture recherchée est très poétique aussi.


J'ai bien aimé que le jardin soit la base de l’histoire et que finalement les personnages ne soient qu'un prétexte, mais l'histoire ne m'a pas charmée plus que cela.

Je remercie tout particulièrement les Éditions JC Lattès pour ce partenariat ainsi que Livraddict!